La saison des salons reprend en septembre, à Lyon comme ailleurs. Les exposants qui préparent leur stand pensent scénographie, flux de visiteurs, documentation. La sécurité, eux, la croient comprise dans le prix du mètre carré. C'est vrai pour le hall, les accès et les allées. Ce ne l'est pas pour le stand lui-même : ce qui s'y trouve reste sous la responsabilité de l'exposant, et les conditions générales des parcs d'exposition le disent noir sur blanc.
La nuit entre deux journées de salon
Le moment critique n'est pas l'ouverture au public, c'est la nuit. Les halls restent accessibles aux exposants, aux monteurs, aux prestataires, des centaines de personnes badgées que personne ne peut toutes connaître. Écrans, machines de démonstration, prototypes et échantillons restent sur place. Chaque édition de grand salon a son lot de stands délestés entre 22 h et 6 h. Un agent dédié au stand pour la nuit, ou partagé entre exposants voisins qui se coordonnent, règle le problème pour un coût très inférieur à celui du matériel exposé.
Pendant l'ouverture : les démonstrations attirent
En journée, le risque change de nature. Sur un stand très fréquenté, l'équipe commerciale est occupée à vendre, pas à surveiller. Téléphones de démonstration, sacs de l'équipe derrière le comptoir, documents commerciaux sensibles posés en évidence : tout cela disparaît vite dans une foule dense. Sur les stands à fort enjeu, un agent en tenue de ville, intégré à l'équipe, assure cette surveillance sans dénoter dans l'ambiance commerciale.
Montage et démontage, les heures oubliées
Statistiquement, c'est au démontage que les pertes sont les plus lourdes : tout le monde est pressé, les allées sont encombrées de caisses, les contrôles se relâchent. Prévoir la présence sécurité du premier jour de montage à la sortie du dernier colis, et non uniquement les jours d'ouverture, c'est la différence entre un dispositif de papier et un dispositif qui couvre le risque réel.

