Nous avions détaillé au printemps comment préparer un site avant la saison cyclonique. Août et septembre étant statistiquement les mois les plus actifs, place au second volet : que fait-on quand l'alerte tombe réellement, et surtout dans les heures qui suivent le passage du phénomène. C'est là que la plupart des plans s'arrêtent, et c'est pourtant là que les sites sont les plus vulnérables.
Pendant l'alerte : geler proprement
Dès l'alerte orange, les agents ne restent pas sur les postes extérieurs : leur sécurité prime, la loi et le bon sens le disent. Un bon plan précise donc, avant la saison, ce qui se passe à ce moment : dernier tour de vérification des fermetures, coupure ou bascule des équipements convenus avec le client, consignation de l'état du site photos à l'appui, puis repli. Le site est gelé dans un état connu et documenté. Ce point d'état fait toute la différence ensuite, notamment vis-à-vis de l'assurance.
Après le passage : la fenêtre critique
Les 48 heures qui suivent un phénomène sont la vraie zone de risque sûreté. Clôtures couchées, alarmes hors service, réseaux électriques et téléphoniques perturbés, forces de l'ordre mobilisées sur les urgences vitales : un site endommagé et invisible est une cible idéale. Les pillages post-cycloniques ne sont pas une légende, ils suivent un schéma connu et rapide.
C'est pourquoi les contrats sérieux prévoient une clause de reprise anticipée : dès que les routes le permettent, un agent retourne sur site, constate, sécurise le provisoire et tient une présence jusqu'à la remise en état des protections. Cette présence des premiers jours se réserve avant la saison, pas pendant : après un phénomène majeur, toutes les entreprises appellent en même temps, et les équipes disponibles partent aux clients sous contrat.
Trois questions à poser dès maintenant
- Mon contrat de gardiennage précise-t-il ce qui se passe en alerte et après le passage ?
- Qui constate l'état du site, avec quelles photos, transmises à qui ?
- Sous quel délai une présence est-elle rétablie si mes protections sont détruites ?

