Un chantier en activité se protège presque tout seul : du monde en permanence, des livraisons, des regards. Un chantier fermé pour congés est l'inverse exact, un site désert, connu de tous les sous-traitants qui y sont passés, avec du matériel dont la revente est facile. Câbles cuivre, gazole non routier, outillage électroportatif, parfois un mini-engin : le préjudice moyen d'une visite se chiffre en dizaines de milliers d'euros, sans compter les semaines de retard à la reprise.
Avant de partir : réduire la surface
- Rapatrier ou regrouper l'outillage dans un conteneur renforcé, verrouillé, si possible éclairé
- Vider ou sécuriser les cuves de carburant, marquer les engins et relever les numéros de série
- Photographier l'état du chantier et l'inventaire le dernier jour
- Fermer réellement l'emprise : une palissade ouverte en un point n'est pas une palissade
- Prévenir le voisinage et laisser un numéro d'astreinte visible
Cette préparation coûte une demi-journée et divise déjà le risque. Elle ne suffit pourtant pas sur les chantiers qui conservent de la valeur : un conteneur, même renforcé, se découpe en vingt minutes quand on a la certitude de ne pas être dérangé.
Pendant l'arrêt : casser la certitude
Toute la question est là : celui qui visite un chantier fermé mise sur la tranquillité. Des passages cynophiles à horaires variables, quelques nuits de présence sur les périodes les plus longues, une alarme de chantier autonome reliée à une intervention : chaque brique casse cette certitude à un coût très inférieur au gardiennage permanent. Le dimensionnement dépend de la valeur restée sur place et de l'isolement du site ; c'est un calcul que nous faisons chantier par chantier, en Guadeloupe comme dans la région lyonnaise.

