« Vous pouvez nous mettre un agent de sécurité ? » Cette demande, DDI la reçoit chaque semaine. Et la première question que nous posons en retour surprend souvent : sécurité contre quoi ? Contre la malveillance (vol, intrusion, conflit), c'est le métier de l'agent APS. Contre l'incendie et pour l'assistance aux personnes, c'est le métier de l'agent SSIAP. Les deux portent parfois le même costume, mais leurs qualifications, leurs missions et le cadre dans lequel ils opèrent sont différents. Confondre les deux, c'est risquer un dispositif inadapté, voire non conforme.
L'agent APS : la sûreté, face à la malveillance
L'agent de prévention et de sécurité (APS) traite le risque humain volontaire : intrusion, vol, dégradation, conflit. Ses missions types sont le gardiennage, le contrôle d'accès, les rondes, la surveillance de flux et la levée de doute sur alarme anti-intrusion. Il détient une carte professionnelle CNAPS en cours de validité, que le client peut vérifier à tout moment. C'est le métier historique de DDI, décliné du site industriel au commerce de centre-ville.
L'agent SSIAP : l'incendie et l'assistance à personnes
L'agent SSIAP (Service de Sécurité Incendie et d'Assistance à Personnes) traite un risque de nature différente : le feu, la panique, l'évacuation. Il surveille les installations de sécurité incendie, fait des rondes de prévention (issues de secours dégagées, portes coupe-feu fonctionnelles), lève le doute en cas d'alarme incendie, guide les secours et porte assistance aux personnes. Le métier se structure en trois niveaux : SSIAP 1 (agent), SSIAP 2 (chef d'équipe), SSIAP 3 (chef de service). Ces niveaux et leurs prérogatives sont détaillés sur notre page dédiée.
Qui est concerné par le SSIAP ?
Les établissements recevant du public (ERP) et les immeubles de grande hauteur (IGH) sont les premiers concernés : commerces, hôtels, restaurants, établissements de santé, salles de spectacle, grands sites tertiaires. L'obligation d'un service de sécurité incendie, le niveau SSIAP requis et l'effectif dépendent du classement de l'établissement et de sa capacité d'accueil, appréciés par la commission de sécurité compétente. Méfiez-vous des réponses toutes faites trouvées en ligne : le bon réflexe est de partir de votre classement réel et de votre registre de sécurité. C'est exactement ce que fait DDI en visite préalable.
Trois situations concrètes pour se repérer
- Un entrepôt logistique fermé au public, exposé aux intrusions nocturnes : agent APS (éventuellement renforcé d'un binôme cynophile). Le SSIAP n'est pas le sujet principal.
- Un hôtel avec piscine et restaurant, ouvert au public jour et nuit : la sécurité incendie entre en jeu. Selon le classement de l'établissement, un service SSIAP peut être requis, en complément de la sûreté.
- Un centre commercial : les deux dispositifs coexistent généralement, chacun dans son rôle, avec une coordination formalisée entre sûreté et sécurité incendie.
Un même agent peut-il faire les deux ?
Un agent peut détenir les deux qualifications, c'est même un profil que DDI valorise. En revanche, le cumul effectif des deux fonctions sur un même poste dépend de la configuration du site, du volume d'activité et du cadre applicable à l'établissement. Sur certains sites, un agent double compétence est pertinent ; sur d'autres, il faut deux postes distincts et coordonnés. Nous tranchons cette question site par site, jamais sur catalogue.
La méthode DDI pour dimensionner
Visite de l'établissement, lecture du registre de sécurité et du classement, analyse de l'exploitation réelle (horaires, affluence, événements), puis proposition écrite précisant qui fait quoi : missions APS d'un côté, missions SSIAP de l'autre, et articulation entre les deux. Agents salariés DDI dans les deux cas, RC Pro souscrite, reporting horodaté. Pour en parler : agence Guadeloupe 06 90 52 36 62, agence Lyon AURA 06 99 29 02 23.

